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janvier
Alain Bernard assure sur 100m NL et retrouve ses repères
| Alain Bernard gagne le 100 m NL ce soir en 49:58 devant l’Allemand Stefen Deibler 49:94 au meeting du Luxembourg. Rassuré ce soir, par sa course pour la manière comme pour le chrono, il repart avec de bons repères pour la suite. Alain Bernard vous avez nagé le 100 m NL sous les 50 secondes ce soir. C'était l'objectif de la soirée ? Alain Bernard : J'aurais aimé nager un petit mieux, moins de 49 :50 voire moins de 49 :00 ce soir. On prend les choses les unes après les autres. Hier, je n'étais pas satisfait de mon 50. Ce soir c'est un peu mieux. 49 :58 sur 100 m, vu les conditions et la période, ça va. Il y avait une dimension psychologique à cette course puisque vous avez été battu hier sur 50 m NL ? Alain Bernard : Non, c'est complètement différent. Ce matin dès les séries, j'ai vu que j'étais très à l'aise comparé au 50 m. Cela m'a permis de prendre de bons repères pour ce soir. Ce matin, j'ai nagé 50 :46, ce soir 49 :58. C'est de bon augure pour la suite et on va s'en servir pour travailler dessus. Qu'est-ce qui a bien marché ce soir sur 100 m NL ? Le départ, le virage, le finish ? Alain Bernard : C'est la nage en elle-même. C'est pour cela que sur 100 m je me sens le plus à l'aise que sur 50. C'est la nage, où j'ai plus le temps de me poser. Le 100 c'est beaucoup plus long que le 50. C'est quelque chose qui me correspond mieux, du moins en ce moment. Denis Auguin, votre entraîneur, disait qu'il ne voyait pas de différence entre votre nage aujourd'hui en bermuda et celle de l'an dernier avec une combinaison ? Cela ne vous chamboule pas ? Alain Bernard : Je ne suis pas perturbé. La fatigue à l'arrivée est la même. Je ne saurais pas dire au niveau des chronos si cela s'est ressenti en termes de centièmes ou de dixièmes et si cela a été différent. La fatigue, elle, est omniprésente. La technique de nage n'est pas du tout dégradée car on la travaille au quotidien à l'entraînement. C'est parce qu'on travaille notre technique à l'entraînement qu'on la retrouve en compétition. Ce soir, vous nagiez avec quatre autres de vos camarades de club, le CN Antibes. C'est un point d'appui pour vous ? Alain Bernard : Oui c'est important, surtout qu'on partage les entraînements ensemble. On est dans la même période de préparation. C'était important de les avoir à côté de moi. J'aurais aimé les avoir sur le podium ce soir. C'est un groupe qui va monter en puissance petit à petit car on fait du bon travail. Ce n'est pas un peu perturbant d'avoir la jeune génération qui pousse ? Alain Bernard : Cela me permet de ne pas m'endormir. Ils sont là pour me pousser vers le plus haut niveau, pas pour me mettre dehors. Moi, je suis là pour eux. C'est aussi important qu'ils soient là pour moi aussi. Sans eux, je n'en serais pas là aujourd'hui. Dans quelques jours, vous partez en stage. Qu'attendez-vous de ce stage en Afrique du Sud ? Alain Bernard : On part à l'étranger pour se dépayser, se retrouver un peu au soleil et travailler en altitude. On va rechercher, comme d'habitude, la qualité de travail avec un gros volume. Ce ne sera bénéfique que dans les prochaines semaines voire dans les prochains mois. Cela va être assez dur pendant ces trois semaines, mais on va s'accrocher. Le groupe est important dans ces moments-là. Cette première compétition de l'année s'est révélée fructueuse ? Alain Bernard : Oui, un peu plus le 100m que le 50. Hier sur 50, j'étais un peu déçu de ne pas avoir gagné et surtout de ne pas avoir nagé plus vite. Ce matin, je fais 50 :46 en étant très relâché, ce soir 49 :58. Ce n'est pas extraordinaire en termes de chronos, mais avec Denis cela nous parle assez bien. C'est ce sur quoi nous allons travailler. On est en train de reconstruire les choses. Bien sûr, il ne faut pas uniquement s'appuyer sur nos acquis, mais il ne faut pas les oublier non plus. Il ne faut pas non plus se baser sur les temps que l'on a réalisés en combinaisons. C'est complètement différent aujourd'hui en short. On verra à moyen et à long terme ce que cela donnera. Mais cela ne doit pas nous freiner dans notre progression. |
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